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[Récit] Quatre frères

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Message  Archange Jeu 10 Juin - 11:48

J'inaugure donc cette section par ce modeste récit qui j'éspère vous plaira. Il se déroule sur un monde inconnue (et imaginaire) dans une période pré-révolution industrielle (Louis XIV si vous préférez).

Je suis ouvert à toutes critiques (y'a que ça de vraie pour avancer).
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Message  Archange Jeu 10 Juin - 11:50

Chapitre I: La bataille de Colopi.

Partie I:


"
-Hausse à 110 degrés droit sur leurs lignes !!!!! Double charge de Shrapnel !!! Prêt ? Envoyez les en enfer !!!!"

Les servants du canons actionnèrent leur engin de mort et la charge s'envola, pour atterrir à quelques centaines de mètres de là sur les fantassins qui couraient en chantant !!!

L'explosion déchiqueta et projeta en l'air des dizaines de soldats et ralentit la charge, leurs camarades hésitèrent puis repartirent de plus belle en laissant dérrière eux les restes encore fumant et ensanglantés de ceux qui partageaient leur vie quelques instant plus tôt.

Alors que le reste de sa compagnie s'éloignait, Geofroy émergea de l'inconscience.
Il respira une grosse goulée d'air, et s'étouffa presque à cause de la fumée.
Ses yeux le piquaient, sa main gauche lui faisait mal...
Il se redressa tant bien que mal, et vie que du sang taché son bel uniforme orange, fort heureusement ce n'était pas le sien !!

Il se redressa lentement. Tous ses os le faisaient souffrir, le souffle de l'explosion l'avait projeté plusieurs mètres plus loin. Il décida qu'il n'était pas blessé et entreprit de se relever.
Il vit que ses compagnons d'armes venaient d'atteindre le bois où était positionnée quelques pièces d'artillerie ashurèennes.

C'est alors que Geofroy se rendit compte qu'il avait perdu son arme dans l'explosion. Il s'empressa donc de récupérer un mousquet qui trainait à côté de lui et vérifia si il avait toujours sa sacoche de poudre et de munition.

C'était le cas.

Il allait partir rejoindre le reste de son régiment au pas de course quand il pensa à vérifier si il ne restait pas d'autres survivants comme lui dans les parages. Les artilleurs ennemies avaient en effet tiré en plein sur la ligne de fantassins, causant une douzainne de victimes. Geofroy regarda donc à sa droite et vie que Henry le regardait.

"Allez debout vieux !! Faut qu'on tente de.... "

Sa voix refusait de sortir de sa gorge. Henry, son ami, son frère !! Lui qui s'était engagé en même temps que lui après les guerres du nord.

C'était Avec lui qu'il s'était entrainé pendant prés de deux ans dans toutes les garnisons du royaume !!
Avec lui qu'il était partie insouciant dans cet horrible endroit, la tête pleine de rêve de glorieux combats et de victoire facile sur ces traitres D'Ashuréens !


C'était lui... et pourtant il ne restait plus qu'unetête pour lui rappeler son ami, le reste de son corps devait trainer par-ci par là...

"Hé mec !! Faut pas rester là !!! Leur cavalerie est dérrière nous !!! "

Geofroy avait perdu toute notion du temps et quand le soldat, vint le secouer, il prit conscience que des hommes appartenant à tous les corps d'armée refluaient dans le désordre vers les lignes alliées.

Il se releva et suivit le mouvement. De manière automatique, abandonnant Henry sur le sol recouvert de sang et de cendres encore fumantes.

Les fuyards parcoururent ainsi quelques centainnes de mètres avant d'arriver à une petite ferme, où ils virent d'autres soldats revenir dans leur direction.

"
-Mais qu'est que vous faites !! Vous êtes tarés !! Ils sont derrières nous !!!"

-Ils sont devant aussi les gars !! On est encerclés !!

-Dans les bâtiments !! Au moins la cavalerie pourra pas nous déloger !!!"

La centaine de fugitif qui étaient arrivé plus ou moins au même raisonnement, défonça les portes de l'étable, des écuries et du bâtiment d'habitation.


Geoffroy opta pour la maison et se précipita à l'étage pendant que les soldats renversaient les tables et les tabourets pour barricader la position.

En haut, dans les couloir se trouvait un vieux sergent bourru et aigrie par des années de guerres qui tentaient d'organiser le flot de soldat dans le batïment remplie à craquer. C'était probablement l'homme le plus gradé encore en vie parmi les soldats prit au piège.

"Toi las-bas !! Va dans cette salle et poste toi à la fenêtre !!"

Geoffroy obtempéra et rentra dans la salle.

La ferme était plutôt spacieuse, elle appartenait probablement à des paysans riches car un vrai lit se trouvait dans la chambre.

Trois autres soldats étaient déjà positionnés, l'un d'entre eux portait la tenue d'été verte des trappeurs et s'était agenouillé face à la fenêtre.

Les lignards ne lui refusèrent pas la place, les trappeurs étant généralement d'excellent tireur, et se contentèrent de s'assoir sur le lit et de s'organiser pour recharger et faire passer les mousquets au tireur.

Le silence se fit bientôt entendre dans le bâtiment.

Que faisaient-ils là ? Sans commandement ? Sans ordres ? Esseulés dans cette ferme, prit en tenaille par les Ashuréens.

Au bout de quelques minutes un murmure naquit et se répandit de pièce en pièce:une vingtaine de cavaliers se dirigeaient vers la ferme.

Le trappeur les regarda:
"Bah... si on attend qu'il soient suffisamment prés on devraient pouvoir en flinguer pas mal. De toute façon, ils peuvent rien faire contre nous."

Geoffroy et les autres lignards acquièrent.
Le trappeur épaula son arme et commença à marmonner:
"Ne tirez pas les gars... c'est trop tôt... pas encore... encore un peu... allez stressez pas... ouais là vous pouvez y aller... et..."

Des détonations commencèrent à partir des écuries à leur gauche et bientôt tout les tireurs de la maison de de la grange firent de même, sans compter les militaires embusqué dérrière les charrettes, les meules de fois, les barrières, le puits....

Le trappeur tira, le fracas de son arme s'ajouta au vacarme ambiant.
Un des compagnon de Geoffroy lui tendit un mousquet alors que l'autre récupérer celui décharger pour commencer à le recharger.

Geoffroy fit de même avec le mousquet suivant, et ainsi de suite.

Il effectuèrent ainsi deux rotation en seulement quelques secondes, moins d'une minute.

"C'est bon les gars vous stressez pas. Les trois-quatre encore en vie sont déjà hors de portée. Reposez vous , sa va empirer à mon avis." leur dit le trappeur.

Un cri raisonna dans la demeure:
"Ben putin les mecs !! L'infanterie Y'a que ça de vraie !!"
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Message  iron Jeu 10 Juin - 11:54

Deux petites remarques:
-pré-industrielle, c'est pas vraiment Louis XIV. :p
-le vocabulaire est parfois pas trop celui de l'époque (genre les "putin"...)

Voilà, sinon c'est sympa, on attend la suite. jocolor
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Message  Archange Jeu 10 Juin - 11:58

Les "putin" sont totalement dans le vocabulaire des soldats de l'époque, on disait pas une pute mais une putain.

Les gens de cette époque n'étaient pas tous manièrés comme on le pense souvent, à cause des films nous montrant les cours royales. Mes soldats s'expriment même trés bien pour l'époque, voire trop Very Happy


Merci Razz
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Message  iron Jeu 10 Juin - 12:05

Je sais que ce mot existait, je pense juste qu'on l'employait pas comme ça. Après, ça reste à voir, hein, on y était pas... quoique. jocolor
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Message  Archange Jeu 10 Juin - 12:25

Oui c'est vraie qu'il ne l'utilisaient probablement pas comme juron. Mais bon, sa ferait bizarre d'écrire : Fichtre !! lol!

Aprés, c'est un autre monde alors tout est possibles (et oui !! Je peux pas faire d'érreur historique comme ça Very Happy )
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Message  Jlaflame Jeu 10 Juin - 16:40

Ca peut s'annoncer bien par la suite mais là y'a rien de vraiment accrochant même le titre ne nous informe pas sur la situation après c'est vrai que certains mots comme "mec" ne sont pas vraiment de l'époque ou "flinguer" aussi. A continuer 🆗
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Message  Archange Sam 12 Juin - 12:05

Acte I, partie 2. (nouveau personnage et situation géopolitique dévoilée)


« Ils mettent le paquet ici j’ai l’impress… »

Les autres n’entendirent pas la fin de la phrase de MAnfred à cause du bruit de la détonation.

«

- C’est pas notre problème MAnfred, beugla le sergent, rendu à moitié sourd par des années de service, contentes toi de charger Rosalie et de la fermer !!

-Ouais, ouais sergent. »

Il commença à introduire un boulet dans le canon, et attendit que Samuel finisse de boire pour le laisser l’enfoncer.

Le sergent se mit à observer la plaine en contrebas. C’était le seul artilleur de la batterie a avoir gardé la veste orange et verte des artilleurs. Tous les autres l’avaient enlevé : à partir de la première demi-heure, la chaleur devenait quasi-insoutenable à proximité des canons.

Fabrice admirait cet homme. Il avait une cinquantaine d’année et été donc né une vingtaine d’année après l’émancipation du Royaume vis-à-vis du Grand Empire d’Isalan. Il avait passé son enfance dans un pays rongé par la famine. En effet, l’empereur n’avait pas tolérer cette révolte du roi des provinces du nord : Ferdinand premier du nom, Ferdinand le grand comme on l’appelle dans le nord. Les armées impériales ont donc attaqué le Royaume, contraignant la population à se réfugier dans les montagnes enneigées et sur la banquise, dont les tribus locales avaient acceptés d’accueillir quelques réfugiés.
Ferdinand 1er n’eut d’autre choix que d’abandonner son palais à Warren et de se réfugier avec son armée dans les forêts enneigées. S’en suivie 10 années d’actes de guérilla, de famine et de pilages.

Fabrice essaya d’imaginer le sergent, à 5 ou 6 ans, contraint de vivre de cueillette et de chasse dans les bois, loin des plaines fertiles du sud.
Mais, l’empereur, voyant son armée peiner à pacifier le territoire, notamment à cause du climat exécrable, décida de faire venir la plus grande partie de son armée de la principauté de Vangris, un de ses territoire situé lui aussi très prés de la banquise, mais plusieurs centaines de kilomètre à l’Ouest du Royaume du nord.

Ce fut sa première erreur, car Ferdinand premier ordonna à ce qui restait de sa flotte de quitter son mouillage prés de la banquise, pour porté une missive au prince de Vangris. La flottille fut repérée et détruite, mais un sloop parvint néanmoins à rejoindre Port-Vangris et à transmettre le message.
Nul ne sait ce que le roi nordiste avait écrit, mais son confrère déclara presque immédiatement l’indépendance de la principauté et leva des hommes en masse. Dans le royaume du nord, l’armée de la principauté déserta les divisions impériales et rejoignirent les forces nordistes.

Les impériaux étaient enlisés dans deux guerres, où le climat empêchait leur écrasantes supériorité numériques et technologique de faire la différence.
La situation resta ainsi figée pendant encore dix ans, mais les nordistes commençais à s’organisaient et leur vie s’était considérablement améliorée. En l’an 985, ils reprirent même Warren aux troupes de la première armée du Rift et aux gardes de l’empereur, la division d’élite de l’empire d’Isalan.

Le sergent lui avait confié un jour, que c’est cette même année qu’il avait rejoint l’armée du royaume. Le Roi avait ordonné de reformer un régiment d’artillerie. En effet, les canons étaient quasi-inefficaces dans des actions de guérilla et avait été abandonné lors de l’exode. Il recruta donc des hommes ayant des aptitudes pour le bricolage de fortune pour se servir des pièces capturées en même temps que la ville. Les jeunes hommes durent apprendre presque sans aides à se servir de leurs canons, et formaient probablement la batterie la plus pathétique de tout les temps.

C’est comme ça qu’en 986 l’empire ashuréen décida d’attaquer son voisin affaibli depuis le sud.

C’est alors que l’empire d’Isalan implosa littéralement : les flottes impériales, qui mouillait dans les cités-marchandes de l’Est furent sabordées ou rejoint les habitants de ces dernières lors d’une révolte des notables de ces thalassocraties.

Les soldats de la principauté de Vangris et du Royaume du nord repoussèrent pour la première fois les impériaux hors de leur frontières. Des mouvements de révoltes éclatèrent dans toutes les villes de l’Empire et les mutineries se généralisaient au fur et à mesure de l’avancée exceptionnelle des forces ashuréennes dans le pays.

Finalement, en 988, la cité impériale tomba. Sur les ruines du vieille empire, naquirent 5 nouveaux états : la fédération du Rift, le Royaume de Vagran, le grand-royaume de Thyr et les archiduchés de Lozan et Doran, ainsi que les cité-marchandes, qui s’émancipèrent une fois pour toute du joug impérial.
L’empereur ashuréens de l’époque, Ashurée XXXI, se contenta d’imposer des taxes raisonnables à ces jeunes états, ainsi que d’annexer la vallée d’Urb’, dont il revendiquait la souveraineté depuis longtemps. La cité impériale, désormais capitale de l’archi-duché de Doran, était toutefois occupée par des troupes ashuréennes.

La paix régna alors dans cette partie du monde, c’est tout juste si quelques conflits mineurs éclatèrent entre les quelques pays. Mais en règle général, le commerce était la principale activité et ces pays du nord du premier continent expédiaient leurs fourrure et bois aux sultanats du sud via l’Empire ashuréen, devenue l’épicentre du commerce mondial ou au pays du second continent via les cité marchandes. Seul la principauté de Vangris resta à l’écart de se développement économique et ferma ses ambassades.

Mais en 999, quelques jours à peine avant le nouveau millénaire, Ashurée XXXI mourrut, et son neveu, Ashurée XXXII prit le pouvoir à la suite
d’un coup d’état exécuté dans les règles de l’art et qui passa inaperçu.
Ce dernier avait néanmoins des rêves expansionnistes et, profitant d’une alliance avec le sultanat d’Yrba, ramena la plus grosse partie de l’armée du sud aux frontières des deux archiduchés du nord, et en 1001, ordonna à ses troupes d’attaquer par surprise, sans déclaration de guerre. Sous l’influence de Ferdinand II, le fils de l’ancien monarque nordiste, la ligue d’Isalan, regroupant toutes les anciennes provinces du vieil empire, à l’exception de la principauté de Vangris et des cités marchandes, restés neutres.

C’est au cours de cette guerre, nommée plus tard la grande guerre, que le sergent, affectés en ces temps là à la batterie d’Harwick s’endurcit et devint un vrai vétéran.

Mais si la puissance combinée des 6 étaient considérables, ils ne pouvaient rien face aux innombrables armées ashuréennes, et ne firent que reculer.
Fort heureusement, en 1007, alors que la cité impériales venait de tombé une nouvelle fois entre des mains ashuréennes, le sultanat d’Yrba subit une défaite sévère à Jelka et ne pouvait plus défendre son allié du nord. L’avancée des ashuréens fut immédiatement stoppée et les armées du sud reprirent leurs positions initiales à la frontière du désert. Mais si Ashurée XXXII n’avait pas réussis à s’emparer de l’ex-Isalan, il avait tout de même annexé les archi-duchés de Lozan et Doran.

Ces dans les mois qui suivirent que Fabrice et ses frères naquirent dans la vallée d’Harwick, au sud du royaume du nord. Ils vécurent simplement leur vie de paysans, allèrent une ou de fois à Warren ou à Fort-ville pour vendre des champignons rares et acheter de nouveaux outils. Lui et ses frères étaient inséparables, c’étaient des quadruplés. Or, tous avaient survécu à la mise au monde, un vrai miracle.

Mais quand, le jour même de leurs 17 ans, le roi apprit que des nouvelles alliances avaient été nouées dans le sud et que les ashuréens ramenait une nouvelle fois leurs armées du sud et les regroupées prés de la cité impériale, il ordonna la levée en masse. Fabrice, Geoffroy et André s’engagèrent immédiatement dans l’armée, laissant Hubert à la ferme pour qu’il s’occupe de leur mère, malade. A partir de leur enrôlement, Fabrice n’eut plus aunes nouvelles de ses frères, il savait juste qu’ils avaient été intégrés comme lui à la division d’Harwick/Fort-ville. Mais celle-ci comprenait plus de 10 000 hommes.

Il s’entraina pendant deux ans avant d’être envoyé avec la division dans la confédération du Rift. Il fit là son baptéme du feu. En effet, les députés de la confédération étaient parfaitement incapables de se mettre d’accord sur l’attitude à suivre vis-à-vis de la menace ashuréenne. Une guerre civile éclata alors entre les pro-ligues d’Isalan et les pro-ashuréens. Les royaumes du nord, de Vagran et de Tyr envoyèrent donc leurs troupes combattre au coté des députés du partie Isalanistes. En deux mois la guerre fut plier et la batterie d’Harwick se distingua par la précision de ses tirs lors de la prise de Port-nouveau.

Les 4 pays de la ligue d’Isalan décidèrent d’attaquer les ashuréens avant que leurs armées du sud n’aient rejoint la frontière du nord.

C’est là que le marquis de Safi le général de l’armée de la ligue fit preuve d’audace et de gènie. En effet, au lieu d’attaquer la cité impérial, comme s’y attendait les impériaux, il ordonna à ses troupes de marcher sur Colopi, l’ex-capitale de l’archi-duché de Lozan sous-défendue et couper les armées impériales en deux, et même, ouvrir la route sur Yrè, la deuxième ville Ashurèenne.

C’est ainsi que Fabrice se trouvait là, à vingt kilomètres au nord de Colopi, sur cette petite colline. C’était en effet la division d’Harwick/Fort-ville qui devait tenir le flanc gauche de l’armée de la ligue. Or, les troupes ashuréennes laissées en garnison dans la ville semblaient vouloir déborder le général de Safi justement par là.

Les fantassins qui avaient tenteé de s’emparer du bois où était positionné quelques pièces d’artillerie ennemi avaient été surpris par les soldats ashurèens embusqués en nombre dans les bois.

La cavalerie ennemie avait alors jaillit hors d’une ravine et a prit les soldats qui battaient en retraite à revers. Un vrai massacre.

Désormais, les lignes impériales se rapprochaient de la batterie, établie en haut d’une colline, défendue par 2000 fantassins.

«

-Hé ho !! Fabrice tu m’écoutes ?
-Hein ? Quoi sergent ?
-Diminue la hausse, si on continue à tirer comme ça on touchera rien à part leur cadavres.

-Oui sergent !! »

Fabrice diminua l’angle de tir pendant que Monfred et Samuel chargeaient un nouveau boulet. Le sergent vint ensuite vérifier le travail accompli, fronça les sourcils, et effectua à nouveaux quelques réglages mineurs.

Fabrice fit feu et le projectile mortel s’envola de son tube et s’écrasa en plein milieu des lignes ashuréennes, causant une dizaine de victime.

Ce tir réussi fit naitre un cri de joie parmi les artilleurs des environs, et tous s’empressèrent de baisser eux aussi leur angle de tir. L’humeur était bonne enfant parmi les membres de la batterie depuis que les canons impériaux avaient été détruits dans le bois, avant la contre-attaque. Rien n’était plus plaisant que de bombarder sans être pilonné en retour.

Pendant encore plusieurs minutes, Rosalie continua de faire des ravages parmi la piétaille qui avançait au rythme de la trompette à deux pavillon, l’instrument ashuréen par excellence.

«

-Je vois que vous avez toujours l’œil sergent Martin, cria quelqu’un pour se faire entendre malgré le vacarme ambiant. »

C’était le général Bertrand de Fort-ville, l’officier qui dirigeait la division. Les deux hommes s’étaient connues quand ce dernier n’était encore que simple capitaine et dirigeait la batterie.

«

-Quoi ??
- Je disais que vous êtes vraiment la meilleure équipe d’artilleur de cette foutue armée Martin !!
-Ah, merci Bertrand. Sa fait toujours plaisir de l’entendre. Et vous !! Qu’est que vous attendez ? Continuez à tirer !! »

Fabrice, Monfred et Samuel se remirent à leur labeur après un salut au général, tout en écoutant ce que les deux vétérans se racontaient. Ils étaient toujours étonnés de voire à quel point le général et le modeste sergent oubliaient le protocole lorsqu’ils discutaient.

«

- Que faites-vous là ? Vous daignez enfin de sortir de votre tente pour aller sur le terrain ? Et sans vos aides de camp en plus !!
-Elle n’est pas loin derrière, le bruit qui règne ici les incommodent. Je viens ici voire en personne l’avancée des troupes ennemies. Dit-il en sortant sa longue vue. Mhmm, je vais demander des renforts à de Safi, je ne sais pas si on pourra tenir cette colline.
-Vous croyez qu’il va faire venir la division volante ?
-Non, mais il fera peut-être revenir nos régiments de cavalerie, surtout qu’il n’en a plus besoin depuis qu’il a reprit le pont d’Orobi.
-Pfff, tous pareil ces haut-gradés !! Sans vouloir te vexer Bertrand.
-Non non, ce n’est rien. Bon, je vais devoir te laisser, même les estafettes refusent de me suivre ici. »

Deux minutes plus tard, les premiers soldats ashuréens atteignaient les contreforts de la colline. Les fantassins nordistes, retranchés dans des tranchées sommaires, les accueillirent par plusieurs salves des plus chaleureuses.
«

-On passe au shrapnel les gars !! Mèche de 3 secondes !! »

La plupart des équipes d’artilleur firent le même choix et les projectiles meurtriers déchiquetèrent les lignes ennemies, libérant leurs projectiles mortelles sur les malheureux en contrebas.

Vint ensuite un corps-à-corps meurtrier de plusieurs minutes, où la baïonnette remplaça bien vite les balles. Les artilleurs furent contraints d’observer le massacre de leurs camarades en tirant sur l’arrière des forces impériales.

Finalement, les nordistes décimés battirent en retraite. Les ashuréens n’étaient pas en meilleur état et beaucoup de leur camarades jonchés le sol de la plaine et le flanc de la colline.

«

-Chaaaaargez les boites à mitrailles !! hurla le capitaine de Laforêt, responsable de la batterie. »

Tous obéirent et se mirent à attendre l’arrivée des impériaux. La tension était à son comble, nombre étaient ceux qui, comme Fabrice n’avaient jamais eut besoin d’utiliser la mitraille.

Les fuyards nordistes atteignirent la batterie les premiers. Certains d’entre eux prirent position entre les canon, prés à les défendre, mais la plupart continuèrent leur chemin sous les hués des artilleurs. Certains d’entre eux tentèrent de ce joindre à eux mais le capitaine de Laforêt en abattit un d’une balle dans la tête et hurla :

« Vous êtes membres de la batterie Harwick/Fort-ville !! Le Roi lui-même s’est rendu à rendu à Port-nouveau pour nous féliciter !! Nous sommes une des meilleures batteries de la ligue !! Vous voulez voire vos camarades de Warren au campement après avoir lâchement abandonné votre poste ? Non ? Alors reprenez votre poste mécréant !! Et plus vite que ça !! »

Fabrice n’avait même pas songé à fuir : le sergent ne semblait pas soucieux pour un sou et son impassibilité était communicative.

Quand les impériaux franchirent la ligne de drapeaux oranges marquant la ligne des 150 mètres, tout les canons firent feu.

La spectacle était abominable !! Les deux premières lignes furent par endroits complètement anéanties. La charge ralentit légèrement mais les officiers ennemies firent rapidement régner l’ordre à nouveau et les fantassins se mirent à courir de plus belle.

A 100 mètres, leurs homologues nordistes restaient au cotés des artilleurs firent feu, et qelques hommes tombèrent à nouveau chez les impériaux.
Fabrice, Samuel, Manfred et le sergent sortirent leurs épées du fourreau, prêt à combattre.


J'attend vos commentaires Very Happy
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Message  iron Sam 12 Juin - 15:08

Oh, que c'est compliqué, cette histoire de royaumes et de guerres... ça a le mérite d'être intéressant et étudié. Surprised

Niveau vocabulaire, une seule remarque: le sergent qui appelle son général par son prénom.... Si tu rentres dans l'armée, fais-le pas, tu risques d'avoir des problèmes. :/

Sinon, c'est bien, mais je vois pas trop où le récit va... Attendons simplement la suite. ^^
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Message  Archange Sam 12 Juin - 15:30

Pour le sergent qui tutois le général, mon personnage en est lui même étonné Very Happy A vraie dire c'est pour donner à ce personnage un côté important et mystérieux.


Aprés, dis toi juste que c'est plein de petits pays qui sont en guerre face à un gros... Le scénario viendra au fur et à mesure avec le 4éme frère notamment (qui fera l'objet de la partie 2)

La partie 1 n'aura pas de scénario, juste une battaille et la présentation des 3 premiers perso.
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Message  Jlaflame Sam 12 Juin - 16:55

Oui c'est vrai que je vois pas trop où l'histoire nous emmène Neutral
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Message  Archange Dim 13 Juin - 10:38

Voila la suite avec un petit duel à l'épée


La marée d’uniformes bleus et rouges se rapprochait rapidement. Fabrice serra fermement la garde de son épée. Le contact de celle-ci ne le rassura pas, au contraire. Jusqu’à la, il avait combattu à distance et tuer des dizaines d’ennemis sans voire les hommes qu’il abaté. Tenir cette arme dans la main signifiait que cette époque la était révolue.

Il tenta de se rassurer : lors des séances d’entrainement, il s’était toujours montrait adroit à l’épée et avait même gagné une fois le petit tournoi que la batterie avait organisée à Port-nouveau.

Il commit l’erreur de regardait autour de lui quelques secondes avant l’assaut. Il n’y avait que 300 fantassins et une centaine d’artilleurs à défendre le sommet de la colline face à un bon millier d’ashuréen.

Les officiers impériaux hurlèrent quelques choses et les hommes passèrent d’une course à petite foulée à une charge désordonnée.
Les fantassins nordistes s’élancèrent à leur tour en hurlant divers cris de guerre.

Le choc entre les deux lignes fut brutal et les baïonnettes perforèrent de nombreux malheureux. Mais les nordistes étaient trop peu nombreux et la mince ligne orange fut rapidement débordée par la marée bleu et rouge.
Et quelques secondes après la rencontre des deux armées, les premiers ashuréens traversèrent la défense nordiste et engagèrent le combat avec quelques groupes d’artilleurs, positionnés autour de leur canon.

Le premier soldat impérial qui fonçait sur l’équipe de Rosalie fut intercepté par le sergent. Celui-ci avait prit un refouloir et disposait d’une meilleur allonge que le spadassin avec son fusil. Ce dernier fut stoppé en plein élan par une estocade dans le ventre et s’écroula sur le sol, avec de probables lésions internes.

Mais deux autres ashuréens le suivaient de prés. Le sergent se jeta en avant et profita encore une fois de la taille de son arme pour la glisser entre les jambes de celui de gauche. Celui-ci trébucha et s’étala sur l’herbe grasse. Mais le sergent ne réussit pas non plus à garder l’équilibre, le refouloir n’étant pas facile à manier et chuta lui aussi.

Le fantassin de droite voulut profiter de ce moment de faiblesses pour achever le sergent d’un coup de baïonnette bien placée mais Manfred et Fabrice s’élancèrent au secours du sergent. Le premier le percuta violement le forçant à mettre un genou à terre. Fabrice qui avait ralentit pour laisser passer son camarade arriva immédiatement après et donna un coup d’estoc dans la gorge de l’impérial.

Pendant ce temps, Hubert acheva les deux fantassins à terre avant qu’ils ne puissent se relever.

«

-Reculez !! On revient devant le canon !! »

Les 4 hommes firent volte face et firent les quelques mètres qui les séparaient du canon d’un pas vif. Un rapide coup d’œil aux alentours lui apprit que la pluparts des artilleurs avaient connues le même succès que lui et ses amis : cela dit, c’étaient leur premier combat et les épées étaient bien plus pratiques que des fusils au corps à corps.

L’équipe de Rosalie profita des quelques secondes d’accalmies autour d’eux pour souffler un peu. Les spadassins nordistes en face se battaient comme des léopards des neiges et ne laissaient pas passer beaucoup d’impériaux. Mais cela ne dura pas longtemps, car rapidement une dizaine de soldats ennemis s’engouffra dans une brèche et fonça sur Fabrice et ses camarades ainsi que sur l’équipe de Louise, le canon à leur droite.

Fort heureusement, songea Fabrice seuls 5 d’entre eux attaquèrent Rosalie.
Cette fois ci, le sergent ne prit pas le risque d’aller à l’heure rencontre et se contenta de faire de grands moulinets avec son arme improvisée. Les 3 ashuréens qui occupaient le centre de leur petit groupe furent bloquer, et aucun d’entre eux ne souhaitaient se frotter le premier au brutal sergent.

Les deux autres soldats contournèrent le sous-officier par la gauche et la droite. Fabrice, le meilleur bretteur, se porta seul à la rencontre de celui de droite et laissa Hubert et Manfred attaquer celui de gauche.

Il laissa son adversaire porter le premier coup. Celui-ci vouait finir rapidement le combat et tenta de transpercer l’artilleur sans s’arrêter. Mais il était fatigué par des heures et des heures de marches et de combat et ses mouvements étaient terriblement lents.

Fabrice fit un pas sur la gauche et évita aisément la baïonnette. Le fantassin ralentit promptement et Fabrice qui comptait sur une inertie plus grande de la part de son adversaire calcula mal sa contre-attaque et son coup droit qui aurait du trancher la gorge de l’ashuréen ne fit que l’effleurer.

Bien que la baïonnette de ce dernier fut toujours à ce moment là derrière Fabrice, il porta un violent coup avec le canon de son arme au flanc de jeune homme, qui eut le souffle coupé. Mais il se ressaisit vite et profita de la vitesse que lui avait fourni le coup pour tourner sur lui-même et porter un violent coup à l’impérial. Ce dernier n’eut bien entendu aucun mal à éviter le coup mais commit l’erreur de bloquer la lame au lieu de la parer ou de l’esquiver. Or, la puissance qu’avait acquis l’épée de Fabrice avec son action, certes peu élégante, était considérable, et le mousquet fut repoussée violement.

Voyant que le soldat avait désormais sa poitrine à découvert, l’artilleur fit un pas en avant et l’embrocha. Son adversaire s’effondra en hoquetant et en crachant du sang.

Le jeune homme regarda alors où en était ses camarades, préférant faire abstraction du reste du champ de bataille, et vit que même si Hubert et Manfred se gênaient plus qu’ils ne s’aidaient, ils étaient sur le point de venir à bout du fantassin ennemi.

En revanche, un ashuréen plus habile que les autres avait saisi le refouloir du sergent à deux mains et l’avait tiré en arrière, envoyant le sergent une nouvelle fois au sol.

Fabrice s’élança, même si il savait qu’il n’arriverait jamais à temps pour sauver le sergent, quand il fut violement percuté par derrière.

Il s’agissait d’un cavalier qui fonçait droit sur les lignes impériales. Sa monture piétina deux des fantassins ennemis pendant qu’un coup de sabre bien placé mettait fin au jour du dernier.

«

-La Cavalerie est là !!

-Victoire !! »

Fabrice se précipita auprès du sergent, toujours à terre. Il fut bientôt rejoint par Hubert et Manfred qui avait vaincu leur adversaire au pris de laborieux efforts.

«

-Sa va sergent ?

-Encore à terre ? Sa devient une habitude !!

-Mpf !!! Ta gueule Manfred !! Je deviens trop vieux pour ces conneries. »
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Message  Jlaflame Dim 13 Juin - 18:13

Wouaip pas mal j'aime bien la description des combats.
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Message  Archange Lun 14 Juin - 9:28

Merci Very Happy


Les ashuréens battaient en retraite.

«
-Tout doux ma jolie !! dit affectueusement André à sa jument, tout en récupérant le mousquet positionné sur le flanc de l’animal. »

La monture comprit ce que son cavalier voulait faire et passa d’un petit trop rapide à un pas lent. André épaula son arme, visa un des soldats en bleu et rouge qui descendait la colline à tout vitesse, et tira.

Sa cible continua à courir sans que rien n’eut changé dans sa démarche, toutefois le fantassin à sa gauche poussa un ralle lorsqu’une balle l’atteignit au niveau des reins. André fronça les sourcils, il n’était même pas sur que se soit lui qui l’ai touché.

Il regarda autour de lui et se dit qu’ils étaient vraiment arrivés à temps.
Il repensa à la course folle qui l’avait mené jusqu’ici. La bataille s’était plus ou moins bien passée et les troupes de la ligue d’Isalan progressait sur tous les fronts. Le marquis de Safi avait tout de même demandé à la division d’Harwick/Fortville de lui envoyer sa cavalerie pour l’aider à s’emparer du pont menant à la ville.

La charge fut rapide et brutale. L’une des plus grandes charges de cavalerie de l’histoire car c’était plus d’un millier de cavaliers qui fondirent sur les quelques 500 fantassins défendant la position. André n’a même pas participé au combat et a été resté coincé au milieu de la foule de montures. Il pensait même que la bousculade et les chutes ont tué plus de bêtes et d’hommes que le véritable combat.

Mais après avoir prit le pont, de Safi refusa de les laisser rejoindre le flanc gauche et les garda « en soutien tactique » derrière la première division de la fédération du Rift. C’est alors que l’estafette envoyé par le général Bertrand de Fortville leur a annoncé qu’une grosse partie des troupes ashuréennes n’étaient pas stationnée en ville comme les soldats de la ligue le pensaient, mais dans le bois n°45. Visiblement le général des impériaux avait décidé de s’emparer de la colline du flanc gauche avant de foncer sur le petit village d’ibrassan où étaient installé les réserves de nourritures, de munitions et les infirmeries.

De Safi avait alors consenti à renvoyer André et ses camarades auprès de leurs compagnons d’armes. Les quelques 200 cavaliers de la division avaient alors traversé le champ de bataille d’un bout à l’autre en une quinzaine de minutes seulement. En arrivant prés de la position d’artillerie, ils rallièrent à eux les fantassins qui tentaient de fuir et arrivèrent juste au moment où les artilleurs allaient être submergés.

Leur arrivée soudaine et inattendue fit naitre un vent de panique chez les ashuréens qui battaient à leur tour en retraite.

«
-Cavalerie à moi ! hurla le capitaine de Boingrasse. »

André était à proximité du colonel et fut l’un des premiers à amener sa jument à proximité de l’officier. Celui-ci brandissait un sabre ensanglanté et tentait de rassurer son étalon noir de jais, légèrement blessé au flanc droit.
Rapidement, un cercle de cavaliers entoura de Boingrasse. Parmi eux, un peu moins de deux cents hussards, dont les vestes orange et rouge claquaient au vent, et environ 75 démons blancs, dont André faisait partie.

Il appartenait aux démons d’Iso, un nom qui fait rêver tout les enfants du Royaume du Nord et dont l’origine datait de la guerre d’indépendance. Les démons blancs étaient à l’origine d’anciens hussards. Lorsque l’armée dût se réfugier dans les forêts enneigées du nord du pays, la plupart des bêtes de somme ne résistèrent pas aux froids et leurs cavaliers durent bien souvent rejoindre l’infanterie. De plus, les chevaux n’étaient pas très efficaces dans ces bois où la poudreuse rendait le terrain impraticable.

Mais certains de ces hommes mirent réussirent à faire survivre certaines montures en aménageant des écuries de fortune chauffé et sèches. En luttant contre les engelures et en les recouvrant d’épaisses couvertures de tissus blancs. Ces hommes se vêtirent eux aussi de blanc et s’entrainèrent à tirer à dos de cheval, un exercice particulièrement difficile. Mais le roi Ferdinand le Grand les laissa s’entrainer pendant une année à l’extrême nord du royaume et à la fin de ce délai, ces cavaliers parvenaient à tirer aussi bien que le fantassin moyen et à recharger au petit galop en à peine 2 fois plus de temps que celui-ci.
A leur retour sur le front, le roi les envoya derrière les lignes ennemis, à pied d’abord, pour aménager des écuries et des planques dans le paysage inhospitalier, puis à cheval. Ils consacrèrent toute leur énergie à attaquer les patrouilles et les convois de ravitaillement ennemis avant de rejoindre l’une de leurs cachettes.

C’est là que les impériaux les nommèrent démons blancs, à cause de leur fâcheuses habitudes à surgirent en plein milieu d’une tempête, quasiment invisible grâce à leur camouflage, avant de repartir lorsque la défense se réorganisait. Les démons blancs d’Iso tenaient quand à eux leur nom du bois d’Iso, où ils avaient mit en déroute une force 10 fois plus importante de fantassins ennemis.

André avait commencé dans l’armée en temps que simple apprentie palefrenier, mais le lieutenant Grégoire, simple sergent à l’époque, avait repéré en lui des aptitudes à s’occuper des chevaux et l’avait intégré à son unité.

Il fut tiré de ses réflexions lorsque les officiers écartèrent les hommes pour atteindre eux aussi le capitaine de Boingrasse. Le lieutenant Grégoire lui donna une petite tape dans le dos en passant. Derrière lui, quelques démons jouaient des coudes et des flancs pour tenter de s’approcher eux aussi.
André fronça les sourcilles. Ces tenues vertes pâles étaient vraiment hideuses comparées aux blanches immaculées qu’ils portaient en hiver. Seul le béret blanc rappelait leur rang, et finalement, c’était le plus important.
De Boingrasse prit la parole lorsque tous les officiers furent présents.

«
-Si ces ashuréens parviennent à atteindre le bois 45, ils pourront gagner la ville sans difficultés et organiser une défense là-bas. Nous devons donc bien entendu les arrêter, et pour cela nous avons 3 kilomètres et demis de plaine.

-C’est qu’ils sont plus de 1000 capitaine !! protesta un jeune lieutenant hussard. Si ils font voltes faces, nous seront décimés.

-C’est pour cela que les démons blancs sont là non ? répondit de Boingrasse.

-Oui capitaine, dit le lieutenant Grégoire. Nous allons les harceler de manières à les disperser. Les hussards nous suivront de loin et fondront sur les ennemies lorsqu’ils seront éparpillés.

-Trêve de discussion messieurs !! Allons-y !! Conclu de Boingrasse en éperonnant sa monture. »

André suivit le mouvement et se fit emporté par la marée d’équidés. Mais il fut ralentit par la chute d’un hussard malhabile et se fit distenser par les démons. Il choisit de s’écarter de cette foule et de la contourner au grand galop. Sa jument était rapide et parviendrait a rattraper son groupe.
Mais alors qu’il zigzaguait entre les canons, un cri retentit parmi les fantassins et les artilleurs qui repositionnaient leur canons et s’occupaient des blessés.

«
-André !? C’est toi ? »

Ce dernier fit ralentir sa monture et regarda d’où provenait le cri. C’est alors qu’il aperçu un visage familier parmi tout ces hommes.

«
-Fabrice !! J’y crois pas !! T’es vivant !

-Et ouais répondit son frère avec un petit sourire. Alors comme ça t’es avec les démons blancs ? »

André sauta à terre et se précipita sur son frère. Ils discutèrent pendant une minute ou deux, ne parvenant toujours pas à croire que c’était bien à leur frère qu’ils parlaient. Mais finalement, le démon dût remonter en selle pour rejoindre l’assaut, non sans promettre à Fabrice de venir le voire une fois la bataille terminée.

Les autres cavaliers avaient prit beaucoup d’avance, mais calquaient leur rythme sur la vitesse des fantassins ashuréens. André rattrapa rapidement les hussards qu’il dépassa à bride abbatue sous leurs sifflets moqueurs. Sa jument semblait presque voler. Il rattrapa ensuite un petit groupe de démons blancs qui harcelaient les spadassins. Les cinq cavaliers qu’il venait de rejoindre poursuivaient une cinquantaine de fantassins ennemis. Cela fit presque rire André, les ashuréens étaient tellement emporté par un effet de foule qu’ils ne pensaient même pas à faire volte face pour s’occuper d’eux.

«
-Hé !! Mais t’étais où ? lui cria un camarade.

-T’occupes vieux !! Pour le moment on a de la piétaille à disperser !! »

Il sortit son mousquet, passa à l’avant du groupe et tira. Là encore, sa cible ne s’écroula pas, contrairement à sa voisine de gauche qui s’effondra. Visiblement son arme avait une fâcheuse tendance à décaler ses tirs sur la gauche.

Il rechargea tant bien que mal, en tentant de faire comprendre à sa monture de gigoter le moins possibles dans sa course, ce qui n’était pas chose aisée, puis tira une deuxième fois en prenant soin de viser un peu plus à droite. Encore raté !! Peu être un chouya trop à droite d’ailleurs.
Trois de ses camarades firent feu en même temps et deux fantassins tombèrent. La panique submergea totalement les fantassins, et ceux qui n’avaient pas encore fait tomber leurs mousquets s’en débarrassèrent prestement.

Un bruit de cor lui apprit que les hussards venaient de se mettre en chasse. Il se retourna et vit une marée orange et rouge fondre sur les îlots bleus et rouge qui fuyaient.
André fit de nouveau feu avec un autre démon, décalant légèrement moins son armé et vit la tête de sa cible exploser littéralement. Cette vision d’horreur terrifia ses compagnons qui firent un virage pour éviter le cadavre, réaction qu’André trouvait illogique au possible. Mais le résultat était là, une dizainne d’Ashuréens c’étaient détachés du groupe.

«
-On prend en chasse ceux là, rugit t’il !! Laissons les autres pour les hussards !! »

Les autres opinèrent et ils dégainèrent leurs sabres. Ils ne mirent que quelques secondes pour rattraper les fuyards.
Les sabots écrasèrent les malheureux et ce qui avait échappé aux bêtes ne purent éviter les lames acérés. Le sang de l’homme dont André avait tranché la jugulaire gicla sur l’uniforme vert pâle de celui-ci, le faisant frémir de dégout.

Mais le résultat était là. Tout les ashuréens étaient à terre.

«
-Allez !! Il en reste d’autre !! »
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